Créer un agent Dust peut aller très vite… à condition de savoir formuler de bonnes instructions, choisir les bons outils, connecter les bonnes sources et itérer proprement. C’est précisément là que Sidekick change la donne : intégré directement dans l’Agent Builder de Dust, il aide à transformer une intention métier en configuration d’agent exploitable, sans appliquer de changement automatiquement.
Autrement dit, Sidekick n’est pas un "agent magique " qui construit tout à votre place. C’est plutôt un assistant de conception, capable de proposer des instructions, de recommander des outils, de suggérer un modèle, d’identifier des améliorations sur un agent existant et même de s’appuyer sur le contexte du workspace pour mieux orienter la configuration.
Qu’est-ce que la fonctionnalité Sidekick dans Dust ?
Sidekick est un assistant IA embarqué dans le constructeur d’agents Dust. Son rôle est d’aider les utilisateurs à créer un nouvel agent, améliorer un agent existant ou transformer une conversation réussie en agent réutilisable.
Plutôt que de partir d’un champ d’instructions vide, l’utilisateur décrit son besoin en langage naturel et Sidekick propose une configuration initiale à valider.
La force de l’approche tient dans deux éléments. D’abord, Sidekick agit dans le contexte réel du builder : il ne se contente pas d’expliquer quoi faire, il suggère directement des modifications exploitables. Ensuite, toutes les propositions sont présentées sous forme de diffs relisibles, avec un choix explicite entre Accept et Reject. Rien n’est appliqué sans validation humaine.
Dans la logique Dust, Sidekick abaisse donc la barrière d’entrée pour les profils moins techniques, tout en restant utile aux builders expérimentés qui veulent accélérer leurs itérations.
Dans quels cas utiliser Sidekick ?
Sidekick est particulièrement pertinent dans quatre situations.
1 - Démarrer un agent depuis zéro
Si vous avez une idée claire du besoin métier mais pas encore de structure d’instructions, Sidekick peut proposer une première base :
- rôle de l’agent
- étapes de traitement
- sortie attendue
- outils à envisager
- et parfois même le modèle le plus adapté
2 - Partir d’un template sans rester générique
Lorsqu’un utilisateur sélectionne un template, Sidekick ne se contente pas de recopier une configuration standard. Il récupère le contexte du modèle choisi et guide la personnalisation pour l’adapter au vrai workflow de l’équipe.
3 - Améliorer un agent déjà en production
Sur un agent existant, Sidekick peut analyser la configuration actuelle et tenir compte des feedbacks utilisateurs ainsi que de certains indicateurs d’usage pour faire émerger des pistes d’amélioration concrètes.

Exemple de Sidekick sur un jeune agent donc avec peu de suggestion
4 - Convertir une bonne conversation en agent réutilisable
Dust permet aussi de transformer une conversation réussie en agent. Sidekick récupère alors le contexte complet de l’échange pour proposer un agent qui reproduit la logique, les outils et les sources mobilisées pendant cette conversation.

Pour lancer Sidekick depuis une discussion, il suffit de cliquer sur les “…” en haut à droite puis “Convert to agent”
| Cas d’usage | Apport de Sidekick | Bénéfice métier |
|---|---|---|
| Création from scratch | Rédige une base d’instructions et recommande outils / modèle | Gain de temps au démarrage |
| Personnalisation d’un template | Adapte le template au contexte réel | Moins de configurations génériques |
| Optimisation d’un agent existant | Analyse feedbacks et configuration | Amélioration continue plus rapide |
| Conversion d’une conversation | Reprend le contexte d’un échange réussi | Capitalisation d’un bon workflow |
Comment fonctionne concrètement Sidekick dans l’Agent Builder de Dust ?
L’expérience Sidekick repose sur une logique de co-construction.
L’utilisateur commence par formuler son besoin métier en langage naturel. Sidekick peut alors poser quelques questions de clarification, proposer une trame d’instructions et suggérer les briques de configuration pertinentes. Pour les cas plus complexes, il peut même proposer de rechercher dans les sources de données du workspace afin de mieux comprendre le contexte métier, mais cette étape n’est jamais lancée sans accord préalable.
Ensuite, les suggestions apparaissent dans le builder sous forme de modifications visibles. Ceci est un point important : Sidekick ne verrouille pas l’éditeur. L’utilisateur peut continuer à modifier manuellement ses instructions ; en cas de conflit, la suggestion concernée est simplement écartée.
Enfin, l’itération continue. Il est possible de demander à Sidekick d’ajuster le ton, d’ajouter une capability, de revoir la structure du process ou même de visualiser le workflow de l’agent. Dust indique aussi que Sidekick est workspace-aware, c’est-à-dire qu’il connaît les outils, skills et sources déjà disponibles dans l’environnement.

À partir d’un échange réussi, Dust permet de convertir une conversation en agent réutilisable.
Ce que Sidekick fait bien… et ce qu’il ne fait pas
Ce que Sidekick fait bien
Sidekick sait :
- proposer et réécrire des instructions
- recommander des outils, skills et modèles
- suggérer des sources de connaissance à connecter
- aider à visualiser un workflow
- améliorer un agent à partir de sa configuration et de ses retours d’usage
Ce qu’il ne fait pas encore
En revanche, Sidekick ne crée pas ou n’édite pas les triggers, ne rédige pas de nouveaux skills, n’orchestre pas à lui seul une architecture multi-agents complète et ne connecte pas automatiquement les sources de données à votre agent.
Il faut également garder en tête deux points opérationnels souvent oubliés. D’une part, Sidekick ne peut pas accéder aux espaces restreints. D’autre part, chaque interaction avec Sidekick consomme un message sur le quota du workspace.
| Sujet | À savoir |
|---|---|
| Gouvernance | Pas d’accès aux restricted spaces |
| Automatisation | Ne crée pas les triggers lui-même |
| Skills | Recommande des skills existants, n’en construit pas de nouveaux |
| Data connections | La connexion effective reste une action manuelle |
| Consommation | Les messages Sidekick comptent dans le quota du workspace |
Bonnes pratiques pour obtenir de meilleures suggestions avec Sidekick
Sidekick est puissant, mais sa qualité dépend largement du niveau de précision de votre demande. Dust recommande de rédiger des instructions simples, directes, sans ambiguïté, avec un objectif clair, un rôle explicite et un processus étape par étape.
Donner un objectif métier précis
Au lieu d’écrire "aide-moi avec mes clients", mieux vaut indiquer le contexte, les sources à mobiliser, le public visé et le format attendu. Plus l’intention est précise, plus les suggestions de Sidekick seront exploitables.
Structurer les attentes
Les meilleures instructions de Dust suivent généralement une logique simple : rôle, objectif, étapes, contraintes, format de sortie. Même si Sidekick aide à rédiger, cette structure reste un excellent garde-fou.
Sélectionner peu de données, mais les bonnes
Dust rappelle qu’il faut choisir les sources de données avec discernement et bien les décrire. Trop de sources mal qualifiées dégradent la pertinence. Sidekick peut suggérer des connexions, mais la qualité finale dépend du cadrage documentaire et des descriptions fournies.
Exemple concret : un agent « préparation de rendez-vous client »
Prenons un cas simple et réaliste. Une équipe commerciale veut un agent capable de préparer une fiche de brief avant chaque rendez-vous client. L’objectif est de réunir les dernières interactions, les documents utiles, les tickets ouverts, les prochains échanges planifiés et un résumé actionnable.
Avec Sidekick, le builder peut décrire ce besoin en langage naturel. L’assistant proposera alors une structure d’instructions du type : identifier le client ; rechercher les informations internes pertinentes ; récupérer les signaux récents ; synthétiser les points d’attention ; produire un brief structuré pour le commercial.
Dans ce scénario, la vraie valeur de Sidekick n’est pas seulement de rédiger un prompt. Elle est d’aider à aligner le besoin métier, les capacités de l’agent et la configuration réelle du workspace. C’est souvent là que les projets d’agents gagnent (ou perdent !) en qualité.
Conclusion
Sidekick est l’une des fonctionnalités les plus intéressantes de Dust pour industrialiser la création d’agents sans tomber dans une logique de prompting à l’aveugle. Bien utilisé, il permet de gagner du temps, de fiabiliser la configuration initiale et d’accélérer les itérations sur des agents déjà en usage.
Sa vraie valeur n’est pas de remplacer le builder, mais de lui éviter les erreurs classiques : instructions trop vagues, outils mal choisis, sources mal cadrées ou workflow peu explicite.
FAQ Dust SideKick
Sidekick modifie-t-il mes agents automatiquement ?
Non. Toutes les propositions sont affichées sous forme de changements relisibles, à accepter ou refuser unitairement.
Sidekick peut-il créer un agent à partir d’un template ?
Oui. Lorsqu’un template est sélectionné, Sidekick récupère son contexte et aide à le personnaliser au lieu d’appliquer une version figée.
Sidekick sait-il améliorer un agent déjà existant ?
Oui. Sur un agent ouvert dans le builder, il peut analyser la configuration actuelle ainsi que les feedbacks et métriques disponibles pour suggérer des améliorations.
Sidekick connecte-t-il lui-même mes sources de données ?
Non. Il peut identifier qu’une connexion serait pertinente, mais l’ajout effectif des data connections reste manuel.
Peut-il accéder à toutes les données de mon entreprise ?
Non. Dust précise qu’il ne peut pas accéder aux espaces restreints.
Les échanges avec Sidekick sont-ils conservés ?
La conversation elle-même est session-based et n’est pas persistée entre les visites, mais les suggestions en attente restent disponibles.
Retrouvez les fonctionnalités principales et avantages de Dust en suivant ce lien : Dust
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